algue récoltée sur les plages de bretagne

Formatde téléchargement: : Texte Vues 1 à 107 sur 107. Nombre de pages: 107 Notice complète: Titre : Atlas des algues marines les plus répandues des côtes de France : 48 planches en héliotypie tirées en couleur représentant 108 espèces d'algues faciles à récolter, avec leur description, ainsi que celle des espèces les plus voisines, les moyens SurAstuces-Jeux, nous vous proposons de découvrir la solution complète de Codycross. Voici le mot à trouver pour la définition "Algues récoltées sur les plages de Bretagne" ( groupe 79 – grille n°1) : Une fois ce nouveau mot deviné, vous pouvez retrouver la solution des autres mots se trouvant dans la même grille en cliquant ici. Résumé: La pollution des algues vertes, due à un taux élevé de nitrates dans l'eau, touche la côte bretonne. La commune de Binic, Côtes-d'Armor, est donc contrainte de nettoyer Chargéede muséographie et d’interprétation du patrimoine depuis trois ans au Musée de l’algue, à Lanildut (Finistère), Laura Picart est incollable sur la récolte du goémon. Elle nous a éclairés sur la question. Ce petit abécédaire fait partie de notre dossier sur les trésors insoupçonnés des algues dans le Finistère. Divans dont l'objectif est de créer une nouvelle filière de valorisation des algues en Bretagne, depuis la récolte jusqu'à leur transformation en produits innovants pour les Site De Rencontre Par Categorie Sociale. Tout le monde connait les algues. Notamment l’été, avec celles qui s’échouent sur les plages et sur lesquelles personne n’ose marcher, ou encore celles qui nous gâchent l’existence car elles dégagent des odeurs nauséabondes… Alors qu’elles subissent depuis plusieurs années un discrédit médiatique non ménagé, les algues pourraient devenir une des clés pour l’évolution de la vie de l’Homme. D’un aspect parfois dangereux, celles-ci constituent bien une mine d’intérêts qui regorge d’applications toutes aussi intéressantes que porteuses d’espoir pour la santé, l’alimentation, l’industrie et l’environnement… et tant d’autres choses que la science n’a pas encore découvertes/corrélées. Voici un tour d’horizon d’une forme de vie complexe … LES POLLUTIONS ET LES ALGUES Vertes, jaunes, rouges, brunes… leurs couleurs nous permettent une première classification qui nous aide à différencier ces algues endémiques, c’est-à-dire, attachées à une région. Sans parler des microalgues qui ont été recensées dans presque tous les océans du globe, comme l’a prouvé le scientifique Johan Décelé, chercheur au laboratoire de physiologie cellulaire et végétale de Grenoble, suite à l’expédition Tara Océans. Alors que les algues brunes, comme les sargasses, viennent régulièrement s’échouer sur les côtes, notamment dans les Caraïbes, celles-ci provoquent des vagues dîtes de pollution, forçant parfois les riverains à ne plus fréquenter ces plages voire même à quitter les lieux lorsque les habitations sont trop proches. Si les algues ne sont pas toxiques en elles-mêmes, ce sont les émanations qu’elles dégagent en séchant qui produisent de l’hydrogène sulfuré et de l’ammoniac, qui peuvent provoquer des maux de tête, des nausées et des vomissements. Il est vrai qu’à partir d’un certain niveau de concentration, les émanations dégagées par les sargasses attaquent aussi les métaux, allant jusqu’à détruire motos, voitures ou ordinateurs. En prévention, certains établissements scolaires ont même été fermés en mai 2019 en Guadeloupe. Les sargasses ont commencé à attirer l’attention en 2011 sur les côtes des caraïbes, année depuis laquelle les quantités échouées semblent avoir fortement augmentées. Les scientifiques expliquent cette augmentation en partie à cause des apports en nitrates et phosphates de l’Amazonie, avec la surexploitation agricole, et le réchauffement de l’eau. Pour contrer cette invasion, des ingénieurs développent des techniques et engins pour les récolter en mer, évitant l’échouage et les émanations qui arrivent sur les plages. A certains endroits, des flotteurs sont installés pour arrêter les algues avant leur arrivée sur les plages. Elles sont ensuite récoltées en mer à l’aide de bateaux équipés de rampes de ramassage, puis elles sont stockées loin des habitations jusqu’à ce qu’elles pourrissent. En France aussi, nous sommes touchés par ce phénomène sargasse à travers la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane. En métropole nous connaissons autrement un rapport similaire avec les algues vertes et brunes qui se déposent sur nos plages et pourrissent au bout de quelques heures de la même manière que les sargasses, en dégageant de l’hydrogène sulfuré provoquant malaises voire décès. En cause, les nitrates et l’azote rejetés par les eaux usées venant des élevages de la région, en Bretagne notamment, et qui se retrouvent dans l’eau de mer aux abords des plages. Les communes sont souvent contraintes d’interdire les accès aux zones concernées pour protéger les promeneurs ainsi que les animaux le temps que le ramassage s’effectue, mais les pertes économiques pour le tourisme et la conchyliculture ne sont pas négligeables. Et aucune solution efficace ne vient enrayer ces phénomènes répétitifs. De prime abord, cela constitue un frein et un obstacle à l’économie locale. Conscients que ce microorganisme puisse impacter la société humaine, les intérêts publics et privés ont mandaté l’IFREMER à effectuer un travail de suivi des pollutions par les algues » pour prévenir d’éventuels désagréments des bulletins d’alerte sont communiqués, notamment pour la microalgue Dinophysis qui produit des toxines diarrhéiques, induisant des risques sanitaires pour les consommateurs de coquillages. Sa détection peut entrainer des fermetures de zones conchylicoles. Les microalgues toxiques sont suivies grâce au réseau de surveillance Rephy-Rephytox à travers des observations, des prélèvements, des dénombrements au microscope et des analyses de toxines. Ailleurs dans le monde les dommages des activités humaines sont bien plus alarmants avec toujours la même constante une éclosion/explosion bloom en anglais d’algues des suites d’une agriculture intensive, industrielle qui renvoie des cocktails de fertilisants et de pesticides, en plus des eaux non retraitées rejetées sur les côtes. La saisonnalité des ouragans et des saisons de pluies qui balaient les polluants depuis les terres jusqu’aux côtes, font de la Floride un cas tout particulièrement critique. L’occurrence est annuelle, aux alentours d’octobre ; plus centaines de tonnes d’animaux échoués morts sur les plages sont ramassés chaque à année 1000 tonnes en 2019 avec l’émergence saisonnière des algues vertes-bleues. Celles-ci s’accroissent de par la forte teneur en nitrogène et en phosphore dans les eaux répandues. C’est le phénomène Red Tide », traduisez Marée rouge », qui annihile la vie marine. Tortues, dauphins, requins, lamentins, coquillages, poissons et crustacés… tous succombent aux neurotoxines qui contaminent les strates de la chaine alimentaire. Même l’Homme qui fréquente ces zones est impacté avec des phénomènes d’asthme et d’amnésie. Dans l’hémisphère sud, le réchauffement climatique est lui un facteur d’accroissement exponentiel comme au Chili, où c’est l’algue Pseudo Nitzschia qui sévit, toujours en réactions aux polluants issus des activités humaines, et qui décime les populations de rorqual boréal. En 2015, on atteignait 343 de ces mammifères retrouvés échoués avec comme point commun d’être morts en mer, sans avoir été tués par des orques, ni avoir subi de barotraumatismes comme certaines activités de forages ou militaires peuvent engendrer. Le responsable de cette hécatombe était bien l’acide domoïque propre à cette algue. Cette neurotoxine a infiltré le système nerveux des baleines depuis l’estomac de ces dernières. Sa toxine aurait déjà été responsable d’échouages massives de rorquals dans les mêmes zones il y a plusieurs millions d’années à en croire les scientifiques. Une situation cyclique connue également en Argentine, dans la péninsule de Valdès, en 2005. En Norvège et en Colombie Britannique aussi, les microalgues continuent de ravager les élevages aquacoles de saumons réduisant la productivité à néant, mais aussi l’écosystème entièrement contaminé. En Antarctique, la prolifération d’algues rouge sur les glaciers, qui deviennent couleurs pastèque, serait aussi due au réchauffement climatique. Ce phénomène est favorisé, comme ailleurs, par l’appétence de ces organismes pour l’eau et les polluants présents sur les lieux. Le hic étant que leur couleur diminue le réfléchissement des rayons du soleil, ce qui entraine l’accélération de la fonte des glaciers. Pourtant ce qui apparait à différents égards comme une nuisance dans un premier temps, à juste titre lorsqu’on constate la destruction du vivant, peut se révéler salvatrice pour l’Homme et les océans, ce qui peut, ou doit changer notre regard sur cette composante incontournable des espaces marins… RÉACTIONS IMMUNITAIRES ET ANTI-POLLUANT L’observation des exemples d’envahissement des algues répond toujours de la même recette rejets massifs d’eau non retraités, rejets de produits pesticides et fertilisants, augmentation de la température de l’air et de l’eau et un rayonnement du soleil direct… Devant ces conditions, les algues s’apparentent plus à une réaction d’un système immunitaire océanique. Un marqueur visible et olfactif de l’état de santé des océans. Car il s’agit évidemment d’une réaction à la pollution humaine. Lorsque nous sommes malades, nous produisons des globules blancs, et notre système immunitaire se met en marche pour chasser les virus, bactéries et autres substances qui causent un déséquilibre dans notre corps, pour les renvoyer à l’extérieur. Les algues exercent les mêmes fonctions pour les océans. Mais aussi pour l’air. Elles séquestrent des polluants qu’elles libèrent hors de l’eau en pourrissant sur les plages, ou en les stockant avant des transformer en nutriments dans d’autres cas. C’est donc un allié pour préserver ou plutôt rétablir l’équilibre dans les mers du monde. Un agent infiltré… filtrant. La société Saumon de France, qui exploitent des fermes d’élevage de saumons dans la rade de Cherbourg, mise d’ailleurs sur ce principe de fonctionnement pour améliorer la qualité des eaux pour ses bassins et pour l’environnement avoisinant. Une technologie plus efficace, moins chère que les traitements chimiques et disponible en abondance sur le territoire ! Les algues jouent aussi le rôle de filtre pour l’air elles jouent un rôle essentiel dans la synthétisation du carbone et contribuent à limiter l’effet de serre grâce à leur photosynthèse fixation du carbone. De plus, elles absorbent du dioxyde de carbone qu’elles transforment en sucre pour leur croissance et rejettent de l’oxygène, favorisant ainsi le développement du plancton et participant, comme les arbres, à limiter l’effet de serre. A Bangkok, en Thaïlande, un hôtel réussit à absorber plus de 40 fois son impact carbone, en cultivant des algues sur son toit, tout en produisant un produit prisé par les consommateurs occidentaux la spiruline ! Un modèle qui a été repris par plus d’une centaine d’autres hôtels et qui tend à se démocratiser. En France c’est dans ce but que la société Fermentalg a installé 4 colonnes d’algues à Paris et sa couronne pour tester son système de dépollution. À la suite de quoi les études ont montré une diminution des particules fines de 66% à 99%, et la réduction des émissions de dioxyde d’azote de 76% à 97% selon l’Institut Français National de l’environnement industriel et des risques. Ceci représente l’équivalent annuel des émissions de 150 voitures. ALTERNATIVE AUX ÉNERGIES FOSSILES Pour sa croissance, l’algue ne consomme pas d’engrais, pas de pesticides et peu d’eau, cela rend sa production modérément coûteuse… donc très rentable. A la vue de tous les bénéfices possibles, de gros groupes industriels ainsi que des nouvelles start-ups investissent depuis quelques années dans la R&D pour trouver des alternatives au pétrole. Les chercheurs de plusieurs pays dans le monde effectuent des tests afin de trouver les meilleures combinaisons possibles de microalgues, parmi les à un million d’espèces existantes. Ils recherchent en particulier les plus riches en lipides car c’est cette richesse qui est intéressante pour la production des biocarburants. Les microalgues accumulent entre 60 % et 80 % de leur poids en acides gras, et certaines espèces produisent des réserves de lipides allant jusqu’à 70 % de leur masse. Les chercheurs en extraient une huile qui sert de carburant. Un test grandeur nature a même déjà été réalisé par la société Fermentalg, encore elle, sur une voiture ordinaire sans modification du moteur, en 2012, incorporant 7 % de biocarburant d’algues dans son biodiesel. Plus récemment la société Néomérys, lauréate de plusieurs concours d’innovation, a imaginé un concept innovant utiliser la sève d’arbres pour améliorer la productivité des algues et essayer de faire baisser les coûts finaux du biocarburant d’algues. Deux des entreprises françaises à suivre dans les prochaines années. Les recherches faites par les scientifiques laissent penser que les algues seront utiles dans notre quotidien. En Allemagne par exemple, les algues sont testées comme source de chaleur pour le chauffage de bâtiments. Le mécanisme est assez simple, c’est la photosynthèse, produite par les algues en reproduction, contenues dans d’immenses panneaux en verre, qui dégage de la chaleur. Cette chaleur est ensuite stockée par une centrale et répartie pour chauffer l’eau et l’air du bâtiment. Toujours le bâtiment connaissez-vous la peinture à l’algue ? La société bretonne Felor a créé toute une gamme de peinture à base d’algues appelée Algo, se substituant aux produits issus du pétrole et proposant une gamme totalement éco-responsable. ALTERNATIVE AUX EMBALLAGES PLASTIQUES Certaines entreprises, tel que Algopack, basée à Saint-Malo, l’utilise comme matière première pour sa fabrication de plastique biosourcé à partir d’algues. Au Mexique, une jeune femme a créé Sarganico une entreprise qui récupère les sargasses pour en faire des cahiers, des agendas, des chemises ! Mais la plus belle prouesse vient actuellement d’Indonésie avec la start-up Evoware, dirigé par David Christian, 25 ans, qui a mis au point un emballage éphémère qui se dissout au contact de l’eau et qui peut directement être consommé par l’utilisateur, notamment lorsqu’il est utilisé pour remplacer les boites en carton des sandwiches ou les gobelets à usage unique dans les fast-foods. Une application qui se décline également pour les sachets de thé, pour les aliments en unidose mais aussi pour les produits type savons et shampooing. Dans le pays qui souffre le plus au monde de la pollution plastique, cette initiative répond de la volonté de réduire de 70% les déchets plastiques d’ici 2025. Une ambition qui s’appuie sur un atout majeur l’Indonésie est le pays qui produit le plus d’algue rouge, idéale pour la création d’emballage alternatif. PROBIOTIC ALIMENTAIRE ET AGRICOLE En plus des 72 500 algues recensées, il existe entre 200 000 et 800 000 types de microalgues. Ces organismes microscopiques constituent généralement le premier maillon d’une chaîne alimentaire et sont à l’origine de quasiment toute la matière organique dans un écosystème. L’Europe et les pays industrialisés utilisent des microalgues en tant que compléments alimentaires pour lutter contre la malnutrition ainsi que pour l’aquaculture. La plupart des algues utilisées comme complément alimentaires sont consommées pour leur richesse en minéraux. La spiruline est par exemple très riche en fer, la chlorelle aide à l’élimination des métaux lourds, l’algue Klamath contient 20 acides aminés et 60 minéraux, la Fucus est utilisée comme coupe-faim, … Concernant les algues à mettre directement dans l’assiette telles que la nori, la dulse, la kombu, le wakamé, le haricot et la laitue de mer, toutes mériteraient d’être mieux connues et appréciées. Elles sont riches en minéraux et oligoéléments. Elles contiennent du magnésium, du potassium, du fer et jusqu’à 10 fois plus de calcium que le lait, mais aussi des protéines et toutes les vitamines dont la fameuse B12, qui fait si souvent défaut aux végétariens et végétaliens. Les algues aident à améliorer le transit et comptent parmi les chélateurs les plus efficaces contre les métaux lourds et les pesticides. Les asiatiques les ajoutent d’ailleurs fréquemment au quotidien dans leur alimentation, alors pourquoi pas vous ? Parallèlement à son utilisation en cuisine, les industriels les proposent comme ingrédients dans leurs recettes tel que l’agar-agar un extrait d’algues rouges est utilisé comme gélifiant. L’entreprise Algaia spécialisée dans les extraits naturels d’algues pour des crèmes desserts, cosmétiques, masques faciaux, a choisi d’implanter son centre R&D à Saint-Lô dans la Manche depuis octobre 2016. Autrement plus valorisable, les algues rouges ont une teneur en protéines atteignant jusqu’à 47% de leur poids sec, contre 25% pour le soja. Mais le record d’apport nutritionnel reste pour la spiruline. Pour 100 grammes de spiruline, vous gagnerez près de 2 fois plus de calories, 2 fois plus de protéines que pour 100 grammes de protéines animales. Sans le cholestérol et avec des vitamines en pagaille A, B2-2-3-5-6-7-8-9-12, E, C, K, des antioxydants et des Oligoéléments. Si ce n’est pas pour la consommation humaine directe, cela constitue des bénéfices considérables pour l’amélioration du rendement dans les élevages agricoles et aquacoles, en remplaçant les protéines animales et de soja conventionnelles ! Sans parler du bénéfice environnemental quand on sait que la culture du soja intensive est la première cause de déforestation au monde. Exit le coût de transport pour tous les pays côtiers. APPLICATION CIRCULAIRE ET OPTIMISÉE Nous ne pouvons pas ici décrire toutes les utilisations des algues tellement elles sont diverses et variées. L’avenir nous surprendra encore avec de nouvelles découvertes et utilisations faites en phycologie étude des algues. Nous espérons que les avancées technologiques permettront de continuer leur culture sans détériorer les environnements marins et aller dans le sens de l’écologie. L’enjeu de nos sociétés à garder à l’esprit réside dans la lutte contre le gaspillage. Imaginez une culture d’algue sur un hectare, générant 1000 tonnes d’algues par an, qui produirait après fermentation 585 mètres cube de gaz méthane par jour. Que cette production de gaz aurait un coût de production 8 fois inférieur au gaz de chyste et au pétrole. Que les déchets récupérés après fermentation pourraient servir d’engrais 20 ans d’engrais par hectare, ce qui augmenterait les revenus de l’exploitation. Et cerise sur le gâteau, que la culture d’algue initiale permette de multiplier par 10 la densité de la biodiversité huitres, mollusques, poissons, crustacés…. Ce n’est plus une utopie. C’est le modèle décrit par Gunter Pauli, dans son modèle Blue Economy », qui a été vérifié sur l’Ile d’El Hierro, dans les Canaries, ainsi qu’en Argentine. Un exemple parfaitement optimisé de l’utilisation de ces algues qui outre ses bénéfices pour nos modes de vie, participe à la régénération des écosystèmes marins. Une approche qui remet clairement en doute la pertinence de l’approche du gouvernement français vis-à-vis du problème sargasses » en Guadeloupe celui-ci prévoit de mettre en branle une logistique pour récolter les sargasses avant qu’elles n’envahissent le littoral et n’altère l’attractivité touristique de l’île. Cette récolte se justifie entre autre pour filtrer les eaux environnantes contaminées par le chlordécone en cuisant les algues à 600 degrés, on en tire un charbon actif qui retient 80% de ce pesticide. Mais ce qui semble être une bonne initiative pourrait s’avérer être un drame pour la biodiversité les sargasses sont un véritable refuge, une oasis, pour les poissons, invertébrés et certaines tortues marines qui viennent y pondre leurs œufs lorsque ceux-ci flottent en pleine mer. Les océans nous offrent encore une fois une ressource que nous nous acharnons à mépriser si on ne l’appréhende pas sérieusement. Une ressource qui se développe aussi vite qu’une bactérie et qui croit 10 fois plus vite que la canne à sucre. Essayez d’enrayer leur prolifération reviendrait à tondre la pelouse 3 fois par jour. Voila qui doit pousser les citoyens, les élus et les entreprises à définir entièrement notre déploiement d’énergie et d’investissements pour notre futur. 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Le pré-paiement est alors de 11€ n°1“Petite pêche”Poids réel 900grPrix réel 9,00€Mathieu est prélevé de 9€Cas n°2“Bonne pêche”Poids réel 1,05kgPrix réel 10,50€Mathieu est prélevé de 10,50€Cas n°3“Wahou ça mord !”Poids réel 1,25kgPrix réel 12,50€Mathieu est prélevé de 11,50€Ce qui dépasse 15% du poids annoncé vous est offert ! Société VIDÉO. Plusieurs plages bretonnes voient se multiplier des marées vertes » cet été. La prolifération des algues n'est pourtant pas nouvelle dans cette région. Les premiers échouages d'algues vertes ont commencé cette année plus tôt que prévu dès le mois de mai. Et les services municipaux, chargés de nettoyer les plages de nombreuses communes littorales de Bretagne, sont aujourd'hui débordés. Alors que les premiers estivants arrivent, les maires des Côtes-d'Armor ont appris avec inquiétude, début juillet, que l'usine de Lantic, chargée de traiter ces algues, devait fermer quelques jours. Avec 8 000 tonnes d'algues [et de vase] enlevées en moins de deux mois, les autorités atteignent leurs limites en termes de traitement du problème », témoigne Inès Léraud, journaliste qui signe, avec Pierre Van Hove, un livre 1 consacré à ce LIRE AUSSILe spectre des algues vertesInstallée en Bretagne depuis 2015, cette trentenaire enquête depuis trois ans sur le phénomène qui frappe particulièrement, du fait des courants, les localités qui entourent la baie de Saint-Brieuc. Son ouvrage raconte, de manière très pédagogique, comment les autorités ont d'abord refusé de regarder le problème en face. Les élus ont longtemps été dans le déni, car ils craignaient les retombées négatives en termes de tourisme », relève l'auteur. Mais le phénomène ne peut plus être ignoré. Les mouvements écologistes locaux ont beaucoup fait pour aider à cette prise de conscience », note Inès Léraud. La France a ainsi été condamnée en 2004 par la Cour de justice européenne pour ne pas avoir identifié comme zones sensibles » les baies de Douarnenez, de Concarneau et de Vilaine, dans le golfe du Morbihan, ainsi que la rade de Lorient et l'estuaire de l'Élorn. La justice française a également sanctionné l'inaction de l'État en la sujet est un enjeu de santé publique. Depuis la première marée verte, observée en 1971, un peu plus à l'ouest, à Saint-Michel-en-Grève, près de Lannion, les marées vertes sont soupçonnées d'avoir provoqué la mort de quatre personnes. Dernier cas en date, le décès suspect d'un ostréiculteur de 18 ans, samedi dernier, dans la baie de Morlaix. Lorsqu'elles sont échouées sur la grève, les algues vertes, qui ressemblent à une sorte de laitue marine, émettent, en effet, un gaz toxique en pourrissant. Cet hydrogène sulfuré H2S, dont l'odeur d'œuf pourri empeste les vasières du Morbihan où les algues ne peuvent pas toujours être enlevées, pourrait être à l'origine de très nombreuses intoxications. J'ai récolté beaucoup de témoignages qui me laissent penser que la disparition de nombreux pêcheurs à pied n'est pas due aux seuls courants. De même, on me rapporte beaucoup de maladies respiratoires chroniques qui pourraient être imputées à l'H2S », pointe Inès éleveurs de porcs pointés du doigtL'origine du problème est clairement identifiée. Depuis un rapport rendu par l'Ifremer en 2003, il est établi que la prolifération de l'espèce Ulva armoricana que l'on retrouve dans toute la région et de sa cousine l'Ulva rotundata qui se développe surtout dans le sud de la Bretagne est directement liée à l'augmentation des concentrations d'azote dans l'eau de mer. C'est l'une des conséquences de la hausse exponentielle des taux de nitrate constatés dans nos cours d'eau depuis une génération », pointait, dès 2007, le réseau Cohérence, qui rassemble plus d'une centaine d'associations environnementales. Or, les analyses, effectuées à l'initiative de l'association Eau et Rivières de Bretagne qui fête cette année ses 50 ans révèlent que ces taux ont été multipliés par sept en trente ans. Ils dépassent, en une vingtaine de points de la région, le plafond de 50 mg/litre édicté par l'Union européenne en du doigt par nombre d'associations écologistes, les éleveurs de porcs bretons se refusent à assumer seuls la responsabilité de cette pollution. Les éleveurs ont bon dos dans cette histoire de nitrates. La filière porcine n'est pas seule en cause. Les défaillances des stations d'épuration des collectivités dont la population explose littéralement l'été ne sont pas sans peser aussi sur la qualité des eaux », riposte-t-on à la Fédération nationale porcine. Il est vrai que le lisier de volaille et les engrais utilisés dans la culture du maïs ou du blé d'hiver contribuent, eux aussi, à la pollution par les réglementaire de plus en plus strict des épandages de lisier et la mise en place des systèmes de litières organiques visant à protéger les nappes phréatiques dans les élevages hors-sol avait permis de diminuer depuis dix ans, les rejets d'azote dans l'eau. Et depuis les grosses marées de 2010, les marées vertes tendaient à diminuer. Mais la canicule que nous avons connue en juin a été propice aux marées vertes », relève Inès Léraud, qui se réjouit que les séances de signature auxquelles elle participe dans la région permettent de libérer la parole.1 Algues vertes, l'histoire interdite, d'Inès Léraud et Pierre Van Hove, coédition la Revue dessinée/ Delcourt, 159 pages, 19,99 euros. Je m'abonne Tous les contenus du Point en illimité Vous lisez actuellement Ces algues vertes qui empoisonnent la Bretagne depuis... 1971 50 Commentaires Commenter Vous ne pouvez plus réagir aux articles suite à la soumission de contributions ne répondant pas à la charte de modération du Point. Vous ne pouvez plus réagir aux articles suite à la soumission de contributions ne répondant pas à la charte de modération du Point. Médiathèque Fiche média Les algues vertes en Bretagne Dans la famille des algues comestibles, il y a les fortes têtes comme le haricot de mer ou la laitue de mer. Puis il y a les plus discrètes, dont la dulse. Si elle est moins connue que les deux premières, elle reste une algue très intéressante. Ses qualités nutritionnelles sont remarquables et son goût de noisette ravira toute la famille. Si vous souhaitez vous lancer dans la préparation des algues alimentaires et cuisiner la dulse, voici quelques explications et des idées de recettes. Qu’est-ce que la dulse ?Comment et où cueillir la dulse ?Quels sont les bienfaits de la dulse ?Comment cuisiner la dulse ?Quelques idées recettes… Qu’est-ce que la dulse ? La dulse, ou palmaria palmata de son petit nom, est une espèce d’algue rouge dont la couleur varie du rose au violet. On l’appelle également tellesk, en Breton, ou goémon à vache. Elle pousse en Atlantique et dans le Pacifique. La dulse fait partie des algues laminaires que l’on retrouve partout sur le littoral breton, d’autant qu’elle se développe aisément dans les zones à forts courants. Elle se présente sous la forme de longs rubans fins qui peuvent atteindre 50 cm. Cette algue alimentaire se développe sur les rochers en dessous du niveau de la mer. Il n’est donc possible de la récolter qu’à mi-marée. Pour ne pas entraver le renouvellement de cette ressource marine, la récolte n’est autorisée que sur une certaine période du 1er avril au 31 décembre. C’est une algue que l’on peut aussi retrouver en algoculture. Cette activité s’est développée ces dernières années, les algues comestibles ayant suscité un réel engouement de la part des consommateurs en quête de nouvelles saveurs. C’est une activité de plus en plus active en Bretagne. Parmi les algues alimentaires proposées à la vente, il y a aussi toute une gamme bio. Voilà de quoi se régaler sainement et localement ! La cueillette de la dulse Récolter vous-même les algues que vous mangerez est une activité plaisante notamment pour les enfants. Allez-y sans hésiter ! Respectez bien les dates règlementaires, enfilez une combinaison ou un maillot de bain et partez à mi-marée dans des zones éloignées des ports de plaisance et de commerce. De cette façon, vous éviterez les eaux polluées. Les algues que vous devez récolter sont celles encore accrochées aux rochers. Ce sont les seules qui sont propres à la consommation. Celles qui flottent ou qui s’échouent sur les plages et les bancs de sable sont déjà en train de se décomposer. Elles ne sont donc plus mangeables. Pour permettre à ces végétaux marins de repousser, il faut absolument laisser le pied de l’algue sur le rocher et couper les rubans à 25 cm. Il est important de laisser le minimum de traces de votre passage. Les bienfaits de la dulse Les algues font depuis longtemps partie de la cuisine traditionnelle asiatique. En Europe, leur consommation a varié selon les époques. On pense généralement qu’on ne les mange que depuis une période récente, pourtant des traces de dulse notamment ont été découvertes dans des restes de nourriture des Celtes ! Peut-être connaissaient-ils déjà tous les bienfaits des algues pour notre organisme. Si l’on s’intéresse de plus en plus aux algues, ce n’est effectivement pas pour rien. Légères, digestes et riches en protéines, elles sont vous apporteront ce qu’il vous faut pour garder la forme. La dulse contient par exemple beaucoup de vitamines C plus qu’une orange !, d’acides aminés et de potassium pour faire le plein d’énergie. La dulse est une des algues les plus riches en iode, un oligo-élément que notre organisme ne fabrique pas lui-même. Il est essentiel au métabolisme énergétique et est un régulateur thyroïdien. Demandez l’avis de votre médecin avant de manger de la dulse si vous avez des troubles métaboliques. L’apport en iode est essentiel pour les femmes enceintes et celles qui allaitent. Si les professionnels de la santé leur prescrivent des médicaments pour pallier leurs carences, sachez que la consommation d’algues peut être une bonne alternative, mais toujours avec l’approbation médicale. Cuisiner la dulse En paillettes, séchée en branche ou fraiche vous trouverez la dulse dans tous ses états directement chez les producteurs et dans les magasins spécialisés en produits artisanaux. Bien évidemment, quelle que soit sa forme, la dulse accompagnera parfaitement vos plats de poissons et autres produits de la mer, mais pas seulement. En sauce, en salade, dans les soupes vous pourrez vous permettre d’être créatif. En effet, son goût de noisette, qui s’intensifie à la cuisson se mariera parfaitement avec les viandes et les légumes. Utilisez la dulse en paillettes pour assaisonner vos plats en fin de cuisson. C’est une manière très simple de débuter la cuisine des algues comestibles. La dulse séchée, quant à elle, nécessitera une réhydratation en la laissant tremper entre 5 et 10 minutes dans de l’eau. L’algue fraiche peut être cuite à l’eau, poêlée seule ou avec des légumes et elle passe très bien au four. Il ne faut pas oublier de la rincer à grande eau avant afin d’en enlever le sel et le sable. Si vous voulez aussi apporter un côté croquant à vos salades, ajoutez la dulse crue. Coupez-la seulement en petits morceaux et régalez-vous. Vous pouvez aussi l’associer à d’autres algues wakamé, laitue de mer ou encore nori, vous avez le choix ! Idées de recettes avec la dulse Crumble de légumes au sarrasin et dulse Dans une cocotte, faites revenir un oignon et de l’ail finement une aubergine en dés et mettez-la dans la cocotte. Laissez cuire 15 ensuite trois courgettes que vous ajouterez dans le plat avec des tomates pelées. Laissez cuire de façon à ce que tous les légumes rendent leur selon vos goûts sel, poivre, puis thym, romarin ou bien paillettes de le four à 180° et préparez le crumble mélangez 150 grammes de farine de sarrasin, 60 grammes de parmesan et 100 grammes de tous les légumes dans un plat. Ajoutez des morceaux de dulse frais ou réhydratés puis répartissez le crumble cuire entre 20 et 30 minutes. Quiche lorraine revisitée à la dulse Préchauffez votre four à 180°.Hachez assez grossièrement 50 grammes de un saladier, fouettez 4 œufs puis ajoutez 15 centilitres de crème fraiche liquide et 10 centilitres de la revenir les lardons avec un oignon dans un filet d’huile d’olive à la un plat à tarte, étalez une pâte les lardons dans le fond et versez par-dessus la cuir 35 à 45 minutes et servez avec une salade verte. Froide ou chaude, crue ou cuite, la dulse vous surprendra par son goût subtil. Les algues alimentaires apportent une touche d’originalité, et transforme les recettes les plus simples en plats raffinés en un rien de temps. N’oubliez pas de tester aussi ses cousines laitue de mer, wakamé, spiruline ou encore haricot de mer.

algue récoltée sur les plages de bretagne